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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:33

L’ambassade de France a mis en ligne une page destinée à signaler votre présence au Népal. Cela peut désormais se faire avant votre arrivée à Katmandou.

Ce service qui était effectué auparavant directement à l’ambassade de France ou par certaines agences et selon le bon vouloir d'autres est aujourd’hui disponible à toute personne se rendant au Népal (via une agence ou non) d’un simple clic à : http://fdp.ambafrance-np.org/ 

Cet enregistrement auprès de l’administration et gratuit et nullement contraignant. Il permet au Consulat de comptabiliser, de savoir ou se localisent les ressortissants français de passage au Népal et de faciliter leur évacuation en cas de problèmes. Il permet aussi en cas d’accident de prévenir les proches. Et, pour ceux qui partent pratiquer leur activité, de déclencher les secours plus rapidement au cas où cela serait, bien sûr, nécessaire.

 

N’hésitez plus et partez serein.

 

Bon séjour.

 

Le Yeti

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 03:32

Tout comme la voiture a besoin de bons pneus pour rester sur la route, le trekkeur a besoin de bonnes chaussures pour avaler du dénivelé sans se meurtrir ou se blesser (ampoules, ongles bleus, chevilles douloureuses, engelures, points de compression, de contact,…). Pensez que la chaussure est également un élément de votre sécurité. N’hésitez pas à investir dans du bon matériel. Il vous le rendra bien sur les sentiers.

 

La semelle  

Elle devra être dessinée de reliefs afin d’adhérer aux différents types de terrain (terre, boue, rocher, neige, gravillons, sable, herbe). Lors de l'assemblage de la chaussure, elle pourra être montée rigide, souple, amortissante, collée ou cousue. Rendons hommage au précurseur Vitale Bramani qui inventa pour votre sécurité la fameuse semelle Vibram et tous ces dérivés.

 

La tige

Basse, vous gagnerez en souplesse au niveau de la malléole et en poids mais votre cheville ne sera pas protégée lors de passage dans des éboulis ou sur des terrains en dévers. Vous aurez une plus grande sensation de liberté.

Haute, vous serez mieux protégé et votre tenue sur le terrain sera meilleure. La chaussure est un peu plus lourde à porter mais la sensation de sécurité qu’elle procure est grande.

 

Matériaux

Cuir, il est respirant, s’adapte parfaitement, après l’avoir mis plusieurs fois, à votre pied. Associé à une membrane Gore Tex ou micropore, il devient imperméable. Inconvénients : Il est plus lourd, nécessite de l’entretien, sèche difficilement. Il est plus cher également.

Synthétique, d’un design plus moderne, la chaussure gagne en légèreté. Il est respirant, associé au Gore Tex ou au micropore il devient imperméable. Il est moins solide que le cuir mais sèche plus rapidement.

 

Semi rigide ou souple  

Tout dépend du terrain que vous allez fréquenter. Sur un sentier sans neige, ni dévers, ni éboulis, les chaussures souples seront parfaites. Idéales pour un Balcon des Annapurna, un Langtang ou sur les escaliers du Sanctuaire des Annapurna, si la neige n’est pas au rendez vous et s’il ne fait pas trop froid. Pour le Ladakh, Zanskar et Tibet, en été, la plupart des trekkings se font sur de bons sentiers secs et relativement sans piege, elles feront parfaitement l'affaire.

Sur des terrains plus montagne avec neige, éboulis, dévers, rien n’égalera des chaussures semi rigides qui vous procurerons une parfaite stabilité avec la possibilité d’y adapter des crampons si nécessaire.

 

Que choisir ?

Il faut avant tout que la chaussure vous aille comme un gant. Trop petite, vous aurez les ongles bleus, les orteils meurtris après chaque descente et les chocs en pointe seront un calvaire. En cas de froid, vous risquez de ne pas pouvoir vous réchauffer les pieds, les orteils étant bloqués de tout mouvement.

Trop grande, vous risquez les frottements qui provoqueront des ampoules. Vous devrez les serrer fortement pour stabiliser votre pieds à l’intérieur au risque de bloquer la circulation sanguine et de provoquer des engelures, voir plus.

Question matériaux, c’est vous qui le décidez. Le cuir est plus naturel et a ses inconditionnels, le synthétique est plus léger, plus "joli" et nécessite moins d’entretien. N’hésitez pas à passer un long moment lors de l’essai en magasin. Essayez-en plusieurs et questionner le vendeur, il vous conseillera sur les qualités et les défauts de chaque modèle.

Les qualités calorifiques des 2 matériaux sont aujourd'hui à peu près analogues. Optez pour une chaussure respirante pour éviter une trop importante condensation générateur de froid et d'odeurs.
Attention, aucune chaussure (à part les bottes en caoutchouc) ne sont étanches à 100%, elles sont imperméables jusqu'à un certain point.

Ne partez jamais avec des chaussures neuves. Cassez-les avant pour éviter les points de contact douloureux.

Il est inutile de mettre 2 paires de chaussettes, vous risquez de causer des échauffements synonymes d’ampoules.

Les guêtres ou stoptout sont mieux adaptés aux tiges hautes.

Les semi rigides sont plus adaptées au port de crampons.

 

Que prendre en trekking ?

J’utilise au Népal, quand jaccompagne, des chaussures tige haute, semi rigides pour tous les types de trekking. Après avoir longtemps utilisé le cuir, j’essaie cette année le synthétique. Peut-être reviendrais-je au cuir ? J’emporte aussi une paire de jogging pour la détente des orteils à l’arrivée et une paire de tongues pour la douche. Pour le Ladakh, Zanskar et Tibet, normalement une paire de chaussures de type "trail" (course à pied en montagne) et des tongues, mais tout dépend de la saison et de la marche envisagée.

Pour plus haut, des chaussures composites cuir & synthétique. Les coques plastiques sont à remiser  avec les antiquités (manque de souplesse, transpiration,…).

 

Bonne marche

 

Le Yeti
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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 05:26

Suite à de nombreuses demandes.
Vous pouvez consulter le taux de change de l’euro et de la roupie népalaise (ou tout autre monnaie)  sur :
http://fr.finance.yahoo.com/devises/convertisseur/?amt=1&from=USD&to=EUR&submit=Convertir#from=EUR;to=NPR;amt=1 (au taux du jour).

 

Attention car les bureaux de change locaux n’échangent pas au taux officiel des marchés internationaux : ils récupèrent entre 4 ou 5 roupies par euro échangé.

C’est à peine mieux en banque ou une commission (%) est  retenue.

Vous pouvez également retirer avec votre carte Visa dans les points ATM (avec votre code, comme tous les points de retrait en Europe). Les banques récupèrent aussi un % sur les transations. Le montant de ces retraits est de 25 000 roupies maximum.  

Bon séjour.

 

Le Yeti

 

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 04:04

Vous pourrez téléphoner depuis le Népal vers les différents pays du monde dans presque tous les internet offices qui se trouvent à Katmandou (autour de 15 roupies la minutes), Pokhara et même dans certains villages (Manang, Namche,…) durant votre trekking.

Faire le 00 33 + (l'indicatif de région sans le 0) + votre numéro. En cas de difficulté, demandez au gérant de ces bureaux de vous le composer. Les téléphones portables passent sur Katmandou et Pokhara et a quelques endroits en trekking (Namche).

 

Pour téléphoner vers le Népal faire le 00 977 1 + numéro

Bon séjour

Le Yeti

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 10:30

En ces temps de chamboulement bancaire, plusieurs personnes m’ont demandé quelle monnaie il devait prendre au Népal.

La monnaie nationale est la roupie népalaise mais si elle est obligatoire pour le Népalais, il n’en va pas de même avec les étrangers qui se verront proposer beaucoup de tarifs en US $ notamment dans les hôtels, pour un vol intérieur, les services d’une agence de trekking ou de voyage, dans les magasins de Thamel,...

Si vous avez des US $, vous pourrez payer tout cela avec. Le change sera fait entre la banque et le magasin ou le bureau plus tard. Le coût annoncé en US $ ne pourra pas être marchandé (prix de l’hôtel, d’un vol intérieur,…) et vous paierez le prix réel annoncé en US $. Si vous possédez des euros pour un prix annoncé en US $, la conversion faite dans le magasin ou bureau sera toujours en votre défaveur. Vous perdrez 1 à 4 roupies par euro. Si vous avez des roupies pour un prix annoncé en US $, les roupies seront converties en US $ et vous perdrez également 1 à 4 roupies par $. Dans les bureaux de change, le taux pratiqué est différent du cours officiel. Il vous sera retenu de 2 à 4 (voir plus) roupies par unité de monnaie échangée. Le change est illimité. Dans les établissements bancaires, une commission en % vous sera retenue sur votre change. Le change se fera jusqu'à hauteur de 500 US $ ou 500 euros par personne en une fois. Le change au noir dans la rue se pratique moins qu’avant. Le taux sera entre celui officiel et celui des bureaux de change. Il est risqué, à moins de connaître. 

Avec votre carte bancaire internationale, vous pourrez retirer (avec votre code) des roupies népalaises dans les distributeurs automatiques au coût du cours actuel augmenté d’une commission. Quelques boutiques et bureaux acceptent le paiement par carte bancaire internationale mais une commission de 3,5 % augmentera le prix affiché. Il y a beaucoup de distributeurs (ATM) sur Katmandou et Pokhara.

En trekking, la seule monnaie est la roupie népalaise en petites coupures. La roupie indienne est accepté quelquefois (taux constant à 1.6)

Pour récapituler, si vous avez des US $, ne changez pas tout et gardez-en quelques-uns pour les achats facturés en $. Si vous avez des euros, il vous faudra automatiquement les échanger pour vos achats en US $ ou roupies. Les variations du taux de change sont quotidiennes.

 

Bon séjour

 

Le Yeti

 

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 03:24

14 interventions menées par l’Ambassade de France à Katmandou entre le 12 et le 23 octobre et 5 décès français (je n'ai pas le chiffre toutes nationalités confondues) depuis le début de la saison automnale... Ils ont été majoritairement dus à une mauvaise préparation physique des participants (MAM) et peut-être à un encadrement déficient dans l’impossibilité de reconnaître les signes avant coureurs. A l'exception des dangers objectifs, les accidents sont au bout d'une chaine d'erreurs. Auraient-ils pu être évités ? Certainement pour quelques uns mais la question toujours d'actualité reste ouverte. 

 

Même si l’affluence est particulièrement importante cette année, 14 interventions, 5 décès c’est toujours trop. Beaucoup de ces accidents auraient pu être évités avec une connaissance suffisante du milieu, de la pratique, un équipement adapté et une bonne préparation. Non, un trekking, une ascension n'est pas un séjour touristique ordinaire ; on ne s'improvise pas trekkeur ou grimpeur du jour au lendemain juste parce que l'on a entendu dire sur un forum ou par des amis que c'était facile et que tout le monde pouvait le faire... 

 

L'efficacité de l'Ambassade dans la gestion de ces interventions est grande mais est-ce un argument suffisant pour s'affranchir des règles de sécurités les plus élémentaires, pour bâcler une préparation, pour se surestimer ou partir avec un sous équipement ? Partir en montagne en pensant qu'il y aura bien toujours quelqu'un pour intervenir en cas de pépin et très puéril et irresponsable ; cela dénote aussi une grande insouciance mais surtout bien peu de considération pour ces activités.

 

Prenez garde également avec vos assurances. Il n’y a qu’elles qui couvrent et déclenchent les interventions. Les assurances de type Carte Bleue, Visa ou autres ne garantissent en rien les frais de recherches, secours, soins. Renseignez-vous précisément avant votre départ, après il est toujours trop tard.

 

Bonne montagne

Le Yeti 

 

 


  
            
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 06:33

Suite à quelques demandes, vous pouvez user la gomme des chaussons sur 3 spots : La falaise d’Hattiban (exposée sud donc praticable uniquement entre novembre et mars), la falaise de Nagarjun (Balaju) en sous bois (praticable toute l’année sauf les mois de mousson), la SAE Pasang Lhamo Fondation (toute l’année, protégée de la pluie et du soleil par un auvent). Les sites naturels sont équipés (spits) pour grimper en tête (il manque sur certaines voies des chaînes ou des maillons au relais). Moulinettes équipées sur la SAE de Pasang Lhamo. Voir l'article "Conseils et informations" sur ce blog. 

 

Nous proposons également l’encadrement professionnel de cette activité sur la page : http://www.lacompagniedesguidesdekatmandou.com/prestations.php 

 

Bonne grimpe

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 16:20

L’acétazolamide (Diamox), mythe ou réalité ?

 

Le Diamox est le seul médicament d’utilisation simple dont l’efficacité a réellement été prouvée dans la prévention du MAM. Ce médicament est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique (il s’oppose à l’alcalinisation du sang). Son effet principal est de stimuler la ventilation pulmonaire, mais il est également diurétique.

Il diminue les symptômes du MAM, mais ne protége pas contre un œdème pulmonaire ou un œdème cérébral.

Comme son action met 12 à 24 heures pour se développer, il sera beaucoup plus efficace en préventif.

 

Dans quel cas l’utiliser ?

 

Essentiellement, dans 2 circonstances :

 

1)      Quand les règles d’acclimatation (partie II) ne peuvent pas être facilement respectées. Par exemple : Arrivée en avion à Lhassa, à Leh ; ascension de sommets d’accès rapide à la haute altitude.

2)      Chez les personnes ayant des antécédents répétés de MAM, qui connaissent leur intolérance à l’altitude ou qui présentent au test à l’exercice en hypoxie des signes de médiocre réponse physiologique.

 

Son utilisation n’est pas justifiée chez une personne qui possède a priori une tolérance normale à l’altitude et qui suit les règles habituelles, physiologiques, d’acclimatation à l’altitude (ce qui est le cas de la plupart des trekkings au Népal).

 

Combien ?

 

La dose habituelle utilisée est de 250mg/jour : ½ comprimé le matin ; ½ comprimé à midi (éviter le soir à cause de l’effet diurétique). Ne pas dépasser 2 comprimés/jour. Prévoir de bien s’hydrater.

 

Quand ?

 

A commencer 24 heures avant l’arrivée à 3000m, et à poursuivre jusqu'à ce que l’on ait atteint l’altitude maximale (généralement, une semaine suffit). On arrête dès que l’on redescend.

 

Y-a-t-il des contre-indications ?

 


C’est un médicament en général très bien toléré si l’on respecte les doses, mais comme tout médicament, il peut entraîner des effets indésirables :

- fourmillements, picotements des extrémités,

- mauvais goût donne aux boissons gazeuses.

 

Il sera contre indiqué en cas :

- d’allergie aux sulfamides,

- d’antécédents  répétés de coliques néphrétiques,

- d’infections urinaires,

- de risque de décollement de rétine

 

Dans tous les cas, l’acétazolamide sera prescrit à la suite d’une consultation et de la délivrance d’une ordonnance par un médecin.

 

(Sources : Santé et Altitude - ARPE - édition 2001).

 

 * * * * *

 

Association pour la Recherche en Physiologie de l’Environnement

UFR de Médecine 74 rue Marcel Cachin 93017 Bobigny Cedex

www.arpealtitude.org

 

Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade

8-10 Quai de la Marne 75019 Paris

www.ffme.fr

 

Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme

74400 Chamonix Mt Blanc

www.ensa.jeunesse-sports.fr

 

Club Alpin Français - Comite Scientifique

24 avenue Laumière 75019 Paris

www.clubalpin.com

 

Bayer Pharma

13 rue Jean Jaurès

92807 Puteaux Cedex

 

Ce petit fascicule contient également des informations sur :

 

L’hypoxie

Performances physiques en altitude

Conséquences du manque d’oxygène sur l’organisme.

L’équipement nécessaire à votre protection

Les contraintes de l’environnement

Conseils spécifiques avant le trekking

Préparation de la trousse à pharmacie

Le froid et les gelures

L’épuisement et l’hypothermie

Les accidents en zones isolées

Pathologie tropicale

Hygiène et prévention

Boire et s’alimenter

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 16:12

La prévention du MAM

 

4 facteurs essentiels déterminent la survenue du MAM :

* Altitude d’ascension

* Altitude atteinte

* Durée du séjour

* Susceptibilité de l’individu

 

Les conseils sont énoncés sous forme de 3 règles d’or de la progression en altitude.

1)      Ne pas monter trop vite trop haut

2)      Monter suffisamment haut pour s’acclimater

3)      Ne pas rester trop haut, trop longtemps

 

Ne pas monter trop vite trop haut

Cette règle est particulièrement effective en début de séjour, alors que l’acclimatation ne s’est pas encore développée : au moins 400 mètres par nuit en moyenne, entre 2 jours consécutifs, au-delà de 3500 m dans la phase s’acclimatation en début de séjour.

 

Exemple 1 : 1ère nuit 3500m, 2ème nuit 4000m, 3ème nuit 4300m

Exemple 2 : 1ère nuit 3500m, 2ème nuit 4300m, 3ème nuit repos à 4300m

 

La montée en "dents de scie" peut être favorable à l’acclimatation, à condition qu’elle ne s’accompagne pas d’un effort excessif : dans l’exemple 1, la 1ère et 2ème nuit, on pourra passer un col à 4500m, puis redescendre pour dormir à 4000m. Par contre, monter un col en courant ou escalader une petite butte de 5000m à côté, n’ajoutera rien et fatiguera inutilement.

A chacun d’adapter son effort à ce qu’il ressent de son degré d’acclimatation : absence de maux de tête, bon appétit, bon sommeil sont les meilleurs signes d’une bonne acclimatation.

 

Monter suffisamment haut pour s’acclimater

Cette règle concerne essentiellement le choix (pas toujours possible) de l’altitude du camp de base dans une expédition. Selon l’objectif visé, il sera nécessaire d’établir un camp d’acclimatation : éventuellement pour un sommet supérieur à 7000m, l’altitude idéale pour ce camp se situe entre 4800 et 5000m. L’organisme à besoin d’avoir été confronte à une altitude suffisante pour stimuler correctement ses mécanismes de défense contre le manque de CO2. Ainsi, un séjour d’acclimatation prolonge à 4300m pour tenter un sommet de 8000m, ne sera pas favorable à une bonne performance.

 

Ne pas rester trop haut trop longtemps

L’homme n’est pas fait pour vivre au delà de 5500m. D’ailleurs, aucune population ne vit en permanence à ces altitudes. En effet, l’organisme s’y dégrade de façon irrémédiable (perte de poids, perte de muscle et vraisemblablement … de neurones) d’autant plus vite que l’on reste et surtout que l’on dort haut, d’autant plus vite que l’on réalise des efforts intenses. La prise d’aliments et surtout de boissons y est insuffisante.

Au total, un séjour en altitude se décompose en 4 phases successives dont la durée relative dépend essentiellement de l’altitude.

 

  • Phase blanche : pas de signes anormaux avant 4 à 8 heures après un gain d’altitude.
  • Phase d’acclimatation : quelques jours pendant lesquels on pourra souffrir du MAM et se développeront les mécanismes d’acclimatation. S’abstenir d’y faire des efforts très intenses.
  • Phase d’acclimatement : C’est la phase optimale l’organisme est acclimaté et encore performant : 1 à 4 semaines).
  • Phase de dégradation : l’organisme perd progressivement son efficacité, s’épuise pour des efforts de plus en plus faibles.

 

L’importance relative de ces phases dépend de l’altitude considérée. A partir d’environ 5000m, il existe toujours une phase de dégradation. Au delà de 7000m, la phase d’acclimatement est très courte.

 

(Sources : Santé et Altitude - ARPE - 5ème édition)

 

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 04:01

J’ai eu quelques demandes concernant le Mal Aigu des Montagnes (MAM), les Œdèmes Cérébraux de Haute Altitude (OCHA), Œdème Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA). N'étant pas médecin, je reprends sur le blog les propos d’un petit fascicule très instructif (Santé et Altitude - A.R.P.E. édité par la FFME, ENSA, CAF, Laboratoire Bayer Pharma en 2001) disponible gratuitement. Le sujet sera traité en 3 parties. Je vous donnerai les adresses à la fin troisième article.  

 

1)      Les risques liés à l’altitude

 

Le MAM touche à des degrés divers, toutes les personnes qui participent à des trekkings ou expéditions en altitude.

- Bénin (le plus souvent) : mal de tête, œdème localisé (gonflements).

- Grave : OCHA, OPHA qui mettent en jeu la vie des sujets atteints.

 

Idées fortes : Tout malaise ou symptôme en altitude doit à priori être considéré comme un défaut d’acclimatation.

Idées fausses : Mal de tête (soleil, alcool, …), nausée (indigestion, nourriture inhabituelle,…), insomnie (inconfort).

 

Le MAM n’est ni une malédiction, ni une tare. Ce n’est que le signe d’une acclimatation incomplète à l’altitude. Un sujet sur deux est atteint de MAM bénin, un sur cent de complications graves (OCHA, OPHA).

 

Signes cliniques :

Les troubles surviennent 4 à 8 heures après l’arrivée en altitude et le plus fréquemment à partir de 3500m. Ils sont caractérisés par un ensemble associant

-         Maux de tête (96% des cas)

-         Insomnies (70% des cas)

-         Perte d’appétit (38% des cas)

-         Nausées (35% des cas)

Bien souvent sont associés un essoufflement de repos et parfois des vertiges. Ce "mal d’adaptation" peut également se traduire par des œdèmes localisés (yeux, visage, mains, chevilles). Certains sujet notent eux-mêmes une diminution du volume de leurs urines.

 

Un score peut être établi à partir signes observés, en faisant le total des points :

-         céphalées

-         nausées

-         insomnies

-         vertiges …………………………………1 point

 

-         céphalées de cédant  pas à l’aspirine

-         vomissements …………………………..2 points

 

-         essoufflement au repos

-         fatigue anormale ou importante

-         baisse de la diurèse ……………………..3 points

 

De 1 à 3 points è  MAM léger è Aspirine ou Paracétamol

De 4 à 6 points è  MAM modéré è Aspirine, repos et stopper la progression en altitude

> à 6 points  è  MAM sévère è Descente ou caisson hyperbare

 

Idées fausses : œdème = arrêter de boire, prendre des diurétiques

Idées fortes : des boissons abondantes facilitent l’adaptation. Il faut boire suffisamment pour que les urines soient claires.

 

Ne pas méconnaître les signes du MAM

Le MAM ne doit pas être méconnu ni caché. Souvent par ignorance, on incrimine l’inconfort du refuge, le changement de nourriture, la fatigue pour expliquer ces malaises. Beaucoup croient qu’il s’agit de signes de faiblesse et cachent leurs troubles. Les meilleurs alpinistes ressentent le MAM, comme les meilleurs marins le mal de mer !

 

Si vous ressentez quelques-uns de ces troubles, votre acclimatation à l’altitude est encore incomplète.

 

Que faire ? Prenez 1 gramme d’aspirine ou de paracétamol : les signes s’estompent, vous pouvez continuer à monter ; ils persistent, arrêtez-vous jusqu'à ce qu’ils diminuent. S’ils s’aggravent, redescendez jusqu'à ce qu’ils disparaissent, et remontez avec prudence. Ne prendre aucun autre type de médicament.

Si le MAM est sévère, la meilleure solution est de placer le sujet une heure dans un caisson hyperbare.

 

Que risquez-vous ? Tous ces troubles vont disparaître dès que vous redescendrez

Si la descente est proche ou si le séjour en altitude ne dépasse pas 48 heures, vous n’aurez que l’inconvénient d’avoir gâche une nuit ou une journée. Si la progression en altitude doit continuer ou si le séjour se prolonge, il faut absolument parfaire votre acclimatation pour ne pas risquer les 2 accidents exceptionnels mais redoutables de la haute altitude : le OPHA et le OCHA.

 

L’œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) est marqué par une sensation d’étouffement, une respiration bruyante. Les lèvres et les oreilles deviennent bleues (cyanose), des crachats mousseux, parfois roses peuvent apparaître. Il survient souvent la nuit après une journée d’efforts intenses. La fatigue est intense, parfois une toux sèche vient faire croire à un début de bronchite.

 

L’œdème cérébral de haute altitude (OCHA) est caractérisé par une lassitude extrême, des vomissements parfois brutaux et en jet. Le mal de tête devient épouvantable et n’est plus calmé par l’aspirine. Les sujets ont de la peine à tenir debout, ils ont des vertiges, et peuvent avoir un comportement bizarre. Le coma s’installe rapidement. Parfois il y a des troubles de l’équilibre ou seulement des troubles du comportement.

 

Dans ces 2 cas, l’urgence est extrême, la redescente ou la mise en caisson hyperbare avant la redescente est impérative. Le passage en caisson permet de descendre dans de bien meilleures conditions et parfois de le guérir. En cas d’OPHA, la prise de bloqueurs calciques semble efficace. Dans les 2 cas, l’injection la plus précoce possible de corticoïdes est souhaitable.

 


Idées fortes (3 règles d’or)

1) Ne pas monter trop vite trop haut, en moyenne 400 mètres entre chaque nuit au dessus de 3500 m en début de séjour.

Pour les hauts sommets

2)      Monter suffisamment haut pour s’acclimater.

3)      Ne pas rester trop haut, trop longtemps.

 

(Sources :  Santé et Altitude - ARPE 2001 5ème édition)

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Vos envies sont notre passion.

Envie de changer d'air, de prendre de l'altitude ; envie de découvrir et de connaître d'autres civilisations et d'autres cultures ? Vous vous souciez de le faire en accord avec les populations rencontrées...

Envie de rêver d'autres horizons ; envie d’expéditions, de trekkings au Népal ; envie de pratiquer vos activités montagnes préférées en toute sécurité avec un personnel qualifié ? Vous avez besoin d'une organisation française et d'un encadrement professionnels pour découvrir l'Himalaya (Ladakh, Zanskar, Nubra, Rupsu, Tibet) ?

Quelque soit votre niveau, vos attentes, vos rêves, ne vous posez plus ces questions, la Compagnie des Guides de Katmandou vous propose des programmes tout compris ou à la carte.

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