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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 05:53

En local :

Cela pourrait surprendre mais les heures de repas au Népal ne sont pas les mêmes qu’en occident. L’heure étant une donnée culturelle, les repas se sont logiquement conformés à l’usage local du temps.

En général, au lever, le Népalais boit juste un thé. Le déjeuner et le midi seront regroupés en un gros repas vers les 9h30 (c’est pour cela que les ouvertures des magasins et des bureaux administratifs sont "vers" les 10h, après le repas). Puis vers 14h, ce sera un Khaza (casse-croûte). Le repas du soir sera vers les 20/20h30.

En particulier, les repas non pas d'heure et se prennent n'importe quand.

La journée est soigneusement et longuement arrosée de tchai (thé au lait).

L’alimentation de base est comme partout en orient le riz. En montagne, ce sera aussi la pomme de terre et sur les hauts plateaux la Tsampa (farine d’orge).

Les Népalais mangent avant tout le "dal bhat" (Dal = lentilles, Bhat = riz cuit). C’est un repas complet à base de riz servi avec une soupe de lentilles qu’ils rallongent avec des légumes ou de la viande (chèvre, mouton, buffle, poule) et des condiments + épices. Le dal bhat est présent à tous les repas, seule sa composition en légume ou en viande varie. Il est servi à volonté jusqu’à satiété.

Le Khaza de 14h, se compose généralement de Chura (riz pressé), de sag (épinard ou blette), parfois de la viande et des épices. Pas de sucrerie finale, fruit, fromage (sauf pour les fêtes).

Il va sans dire que ce sont des repas, bien qu’excellents lorsqu’ils sont bien préparés, assez pauvres en apports nutritifs, surtout en continu. Les Népalais sont habitués à cette nutrition et ne changeraient pour rien au monde ; les occidentaux de passage pas forcément sur du long terme.

Mais pas d’inquiétude, vous ne restez pas longtemps et les restaurants sur Katmandou, les lodges en trekking et les cuisiniers sur les trekkings sous tente se sont adaptés à nos heures et à notre nourriture.

 

A Katmandou

Vous trouverez bien sûr de la cuisine locale : dal bhat, dhiro (dal bhat à base de polenta) et, commun aux pays himalayens, les momo (raviolis de légumes ou de viande), chowmein. Les curry, quant à eux, sont surtout des repas indiens…

Beaucoup de restaurants préparent de la cuisine étrangère, certains se sont spécialisés dans un type de cuisine (italienne, française, thaïlandaise,…).

Il n’y a pas de Comité d’Hygiène pour surveiller la qualité des aliments. Ca sera donc à vous à le faire. Une attention particulière aux produits laitiers (curd, lassi,…), aux œufs, aux fruits, aux salades. Si cela ne doit normalement pas poser problème dans les restaurants qui reçoivent les étrangers (produits laitiers et œufs frais, salades nettoyées et baignées au désinfectant), il n’en est pas de même si vous essayez les restaurants à usage local. Pour les boissons, le thé est bouilli, les sodas et eau sont en bouteille. Les fruits se pellent.

Pour les en cas, les supermarchés et boutiques regorgent de barre chocolatés (pas de barre céréale) et de biscuits (vérifiez les dates de péremption).

Malgré toute votre vigilance, le changement de régime alimentaire pourrait provoquer, au moins à quelques uns, des problèmes intestinaux.

 

En trekking

Dans les lodges : l’alimentation tourne essentiellement autour du riz (dal bhat, riz frit, curry,…), des pâtes (sauce tomate, chowmein, aux légumes,…), des pommes de terre (frites, sautées, en purée, rösti ,…), des soupes (en sachets mais additionnées de produits locaux), des omelettes, de viande (poulet, buffle, yack, …), … Au déjeuner, ce sera toast, pancake, chapati, pain tibétain, avec confiture ou miel, du porridge et du muesli. Ce sont les aliments de base du trekkeur préparés de différentes manières. N’y cherchez pas l’excellence dans le goût, ce sont avant tout des aliments pour se nourrir et, à 4000 mètres après 8h de marche, ils sont savoureux. En bas, le dal bhat est meilleur ; plus haut, préférez les pommes de terre (excellentes).

Cette alimentation assez peut variée peut générer à la longue des fatigues. Prévoyez des barres céréales et chocolatés. Un saucisson et quelques gâteries du pays d’origine passent très bien en altitude et apporte un air de la maison… Abstenez vous de boisson alcoolisés au dessus de 3500m. Vous aurez le temps de fêter la réussite de votre projet à la descente, un peu plus bas. Le thé, le citron chaud sont les meilleurs désaltérants en boissons chaudes ; l’eau, en froid. Vous trouverez des sodas et de la bière. Pour l’eau, préférez la gourde et les pastilles désinfectantes que les bouteilles d’eau minérale en vente (pour éviter les pollutions).

Sous tente : Vous mangerez comme dans les lodges mais préparé par un cuisinier. L’alimentation y est saine et variée. Vous verrez comment se cuisine une pizza ou un gâteau sans four à 4500m avec un réchaud à pétrole. Le cuisinier sera plus à votre écoute et les repas seront un peu plus équilibrés qu’en lodge.

 

D'une manière générale, ne pensez pas prendre des kilos en trekking. Ce qui est ingéré est consommé par l'activité.

 

Bon appétit et bon séjour

 

Le Yéti

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 05:25

Vous avez décidé, par philosophie ou bien par obligation, de séjourner ou de faire un trekking seul au Népal. Bonne chose ! La montagne, si vous avez un minimum de connaissances montagnardes et si vous avez l’esprit débrouillard, se prête bien à cette pratique. Quelques difficultés imprévues peuvent cependant apparaître.

 

Sorti de l’aéroport, le décalage horaire et la fatigue du trajet dans la tête, une masse de personnes vous propose/impose leurs services moyennant plus ou moins de roupies. A vous de les accepter ou les refuser. Une valise transportée même si vous n’avez rien demandé se paie. Personne ne vous attend parmi le nombre de panneaux et autres affiches qui gesticulent devant vous, vous vous sentez perdu et c’est normal. Vous êtes en orient.

 

Première démarche : prendre un taxi. Oui mais lequel ? (voir le post : http://lesguidesdekatmandou.over-blog.com/article-17220704.html).

 

Après l’aéroport, bienvenue à Thamel où le taxi va vous déposer. Devant vous pas grand-chose : des boutiques, des restaurants, beaucoup de Népalais vous abordant dans la rue en vantant leurs services (guider, héberger, transporter, ganja,... Ils sont payés pour cela) et des étrangers déjà tout délurés après quelques jours sur place. A qui se fier ? La seule réponse est à vous et à vos choix.

 

Allez dans un restau, commandez un thé et faites le point (Pour le thé, il vous reste certainement encore quelques roupies, celles rendues lors de la prise de visa à l’aéroport et le paiement de la course en taxi). Au restau, c’est là que vous serez le plus tranquille pour réfléchir.

 

D’abord faire le change (voir post : http://lesguidesdekatmandou.over-blog.com/article-26364325.html ). Il y a des money changes partout et leur taux de change est le même (autour de 3/4/5 roupies inférieurs au taux officiel). Vous pouvez toujours grappier quelques paisas en discutant le change.

 

Se mettre en quête

 

L’hébergement à Katmandou n’est pas aisé quand on est seul. La plupart des chambres sont à deux lits et les chambres avec simple lit sont souvent attribuées à la personne d’un groupe imper. Dans la vallée de Katmandou beaucoup d’hébergeurs vous refuseront. N’ayant aucun problème de demande, ils préféreront attendre que 2 personnes ou plus se présentent. Pas de panique, ca se trouve toujours. Faut juste fouiller un peu plus.

 

Il en va de même dans les agences de trekking où le solitaire aura du mal à trouver un guide. En effet, en plus de leur salaire, un guide marche à la commission (que ce soit dans les lodges ou partout où il vous emmènera). A "soucis" et organisation identiques, un groupe rapportera plus à l'agence et au guide. De plus, votre guide aura du mal à vous trouver une place dans un lodge, surtout sur le Khumbu et l’Annapurana (voir ci-dessous)). Vous risquez fort de subir un refus ou plus poliment, dans les agences , de vous entendre dire qu’il n’y a plus de guide disponible.

 

Dans les lodges, en montagne, il en va de même qu’avec l’hébergement en ville. La plupart des chambres étant doubles, le solitaire occupera la chambre de quelqu’un qui ne consommera pas (repas, boissons,…). C’est un manque à gagner pour le propriétaire du lodge qui préfèrera attendra l’arrivée d’au minimum un couple de trekkeurs.

 

Dans les transports (avion ou bus), il en sera pareil même si cela est moins flagrant. Les compagnies préfèreront remplir avec un groupe qu’avec des personnes seules. Même si vous avez réservé, le surbooking aidant, vous risquez de rester au sol en attendant une place pour finir de remplir l’appareil. Sur les destinations isolées (Juphal, Simikot), les compagnies attendent que l’avion soit plein pour décoller. Cela peut vous contraindre à quelques jours d’attente non prévus.

 

Après les premiers jours, vous aurez acquis quelques repères et ca ira déjà mieux. Seule chose à retenir : toujours rester mettre de vos décisions.

 

Bon séjour

 

Le Yeti

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 06:24

Le billet d'entrée à la vieille ville de Bhaktapur devrait passer à 1000 roupies (environ 9€) le 1er janvier 2011, contre 750 actuellement.

Aucune explication donnée concernant l'augmentation du billet d'entrée de cette ville classée par l'UNESCO.

Gageons qu'à ce prix là (mais c'est utopique), pour la tranquilité et la sécurité des visiteurs, tous les véhicules motorisé seront interdits sur le site.

 

Bon séjour

 

Le Yeti 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 14:33

Eric Lon, présent au Ladakh au moment du déluge, m'a envoyé son témoignage. Je le retranscris sur cette page. Ses photos sont disponibles sur Flikr.

 

Inondations catastrophiques à Leh Ladakh.

 

Le 5 août 2010, vers 18 heures, tout en faisant ma séance de yoga sur la terrasse de Shanti Stupa j’observe le ciel qui devient noir à l’est, au dessus de la colline Tsemo. Je prends les premières photos qui vont permettre de suivre le déroulement du drame à venir…

Internet ne fonctionnant plus, je mettrai dès que possible ces photos tragiques sur www.flickr.com

Vous y accéderez via mon site : www.yogatrekking.com

Vers 19 heures, le ciel est bien plus sombre que d’habitude. Tout à coup, on dirait qu’une guerre vient d’éclater tellement il y a de coups de tonnerre et d’éclairs. Ce gigantesque orage magnétique vient du nord, de la chaîne du Khardung La ou les sommets approchent 6000 mètres. Il ne pleut pas. Tout se calme avec l’arrivée de la nuit.

A minuit, une pluie violente me réveille. L’électricité est coupée. Ma torche me permet de voir par la fenêtre que le champ de blé voisin est secoué par des bourrasques d’une force inouïe. On se croirait dans un film d’horreur. Je ferme ma fenêtre et je me rendors, en attrapant un petit coup de froid.

 

Le 6 août: visions de film d’horreur

Je fais du yoga sur la terrasse à partir de six heures du matin, tout en observant les nuages accrochés au nord, et ceux qui, au sud, cachent la chaîne du Stok Kangri. Je me dis que ma petite tente qui y a été malmenée il y a quelques jours n’aurait pas résisté à l’orage de cette nuit.

Je descends en ville. La colline de pierres de Shanti Stupa semble avoir été labourée par un cataclysme et de nombreuses pierres jonchent la ville.

Au centre ville, il y a des flaques d eau et de la boue, mais rien de bien méchant. Je retire de l’argent au distributeur automatique, puis je descends en direction de mon ancienne guest house. Des commerçants écopent de l’eau dans la rue du marché, en pente.

La rue qui descend vers l’hôtel Grand Dragon ressemble à un torrent de boue. Il y a de nombreux véhicules dans les deux sens, alors que d’habitude on y roule peu. Cela indique qu’elle sert de voie de déviation et qu’il y a un problème ailleurs.

L’école Sindh, où j’ai donné des cours de yoga est fermée. Je passe voir son propriétaire qui habite à coté. Sa maison est envahie par les habitants du quartier qui ont abandonné leurs habitations pendant la nuit… Je ne vois rien d’alarmant mais j’emprunte un petit chemin que je ne connais pas, juste qu dessous de l’hôtel Grand Dragon. Il y a du monde sur l'escalier de secours : tout le monde regarde vers l’est.

Je traverse un petit ruisseau boueux qui ne paie pas de mine. Il longe des habitations qui ont subi des dégâts des eaux, mais rien de bien grave. Il y a surtout des accumulations de linge et de bouteilles en plastique qui bouchent le cours d’eau. Des civils et des militaires nettoient, à la main. Un soldat montre une grenade en recommandant de ne pas la dégoupiller… Une caisse de grenades a été éventrée et les engins explosifs sont quelque part dans ce quartier populaire fait d habitations en terre battue.

Je remonte le ruisseau. Une voiture ne ressemble plus à rien : elle est complètement écrasée. On dirait une galette indienne chapatti. Une moto ne vaut pas mieux. Une classe d’un institut technique gouvernemental a été envahie par un flot de boue, d’au moins un mètre d’épaisseur. Les tables sont entremêlées. Je remonte plus profondément en terrain militaire, sans que personne ne me dise quoi que ce soit. Des militaires inventorient leurs armes. Les fusils automatiques et les pistolets mitrailleurs sont pleins de boue. Une autre voiture, puis deux autres, sont aplaties, pliées contre des poteaux métalliques. Il y a de la boue et des détritus partout. Un officier inventorie les dégâts. Je sors de ce bâtiment gardé par un militaire en arme qui fait de la présence, sans dire quoi que ce soit à qui que ce soit.

J’arrive à la gare routière. Il me faut un grand moment d’observation pour être sur que j’y suis car je ne reconnais pas grand-chose. Un bus est méconnaissable, aplati contre un mur. Il manque des bâtiments et des murs. Les grands bus sont englués dans une gangue de boue tandis que des mini bus et des taxis sont enchevêtrés les uns dans les autres, tôles confondues. On saute à cloche pied d’un caillou sur je ne sais quoi. Ceux qui ont les pieds instables sombrent dans une boue gluante et malodorante. On dirait que les égouts de la ville se sont déversés sur les parkings qui n en sont plus.

Plus je remonte le flot boueux, et plus il y a de catastrophes à découvrir. Ce ne sont pas seulement les maisons en terre battue qui ont été touchées par des flots en furie, mais aussi des immeubles de ciment. Certains ont été pliés, couchés, cassés, emportés comme des fétus de paille. Le film catastrophe grandit…

Voici la rue principale de Leh, la plus grande, la plus large… Ce n'est plus une avenue mais quelque chose à quoi je ne peux pas donner de nom… Il y a des gravats et des objets non identifiables partout. Il y a aussi des centaines de gens qui regardent sans paraître comprendre ce qui s’est passé. Les regards sont atterrés. Peu de gens pleurent. Certains sont assis devant ce qui a du être leur commerce ou bien leur maison, et qui n est plus qu’un tas de ruines.

Plus haut, il y a des centaines et des centaines de gens, civils et militaires, locaux et touristes, qui font la chaîne pour charrier des gravats. Cinq pelleteuses mécaniques déblaient les décombres, au milieu de ceux qui travaillent à la main, à la pioche, à la pelle. Le spectacle est ahurissant, inimaginable.

Les spectateurs, par centaines, sont juchés en des endroits qui risquent de s’effondrer. Des militaires s'activent à les déplacer, mais d’autres badauds inconscients reviennent aux mêmes endroits dangereux…

On cherche des disparus, mais je doute que l'on trouve un seul rescapé dans cet amas de boue. Les flots sont montes jusqu’au deuxième étage…

Le torrent est venu de la montagne là où il n'y a pas de rivière mais une gorge longue de trois kilomètres. Elle servait de toilettes publiques et de décharge publique : Je l’avais emprunté lors d’une randonnée, il y a deux mois…

En bas de cette gorge, un mur épais avait été construit, sans doute pour prévenir une inondation. Il a du faire office de barrage permettant la montée des eaux… Lorsqu’elles ont explosé, elles ont tout emporté sur leur passage.

J’ai descendu cette avenue principale sur un kilomètre. La station de radio n'est pas prête d’émettre à nouveau car elle est engluée dans plus d’un mètre de boue. Il y en a autant dans le lycée mitoyen et l’hôpital gouvernemental, sur le trottoir dans face, n'est pas beau à voir.

Leh est sinistrée.

Il y a deux nuits, un orage nocturne avait emporté deux ponts des environs et coupé des routes, isolant Leh de Manali et de Srinagar. Avec ce qui vient d’être gravement endommagé, ce n’est pas demain ni après demain que l’on va pouvoir rouler…

Les camions de marchandises et de nourriture vont gravement manquer, et les milliers de touristes, comme moi, risquent de passer plus de temps que prévu à Leh, sans s’amuser…

Aucun avion dans le ciel ce matin… L’aérodrome est dans l’axe du fleuve de boue mais je ne suis pas allé aussi bas car il est toujours gardé par des militaires.

Il n y a pas de courant et l’eau s’est arrêtée juste au moment ou je voulais prendre une douche.

Internet, via le réseau câblé d’état, est  à oublier jusqu’à une date indéterminée, sans doute très lointaine. Internet par satellite : on verra lorsque les cyber espaces qui en sont équipés ouvriront à nouveau leurs portes.

Ce vendredi 6 août 2010, Leh est une ville morte. En signe de deuil tous les rideaux de fer sont baissés. Il n y a plus rien à vendre ou à acheter aujourd’hui, et personne ne sait ce que seront les prochains jours.

En fin d’après midi, de gros nuages sont réapparus et des voitures ont sillonné la ville, lançant des informations à coups de haut parleur. La langue n’est pas compréhensible par les étrangers mais des centaines d’entre eux ont suivi des milliers de locaux cherchant refuge sur la colline où trône Shanti Stupa. Il va y avoir du monde cette nuit dans le temple de Bouddha, qui n'est même pas achevé.

Vers 18 heures, la pluie me fait rebrousser chemin alors que je suis presque arrivé à Shanti Stupa. J’échange une photo avec Amit, le prof de yoga du centre Mahabodi et nous redescendons nous mettre à l’abri dans nos chambres respectives. Ce soir nous sommes des privilégiés. Ce matin Amit est descendu très bas, et il a vu des destructions immobilières un peu partout. Les montagnes ont généré des torrents qui ont tout emporté sur le passage.  

Ce soir, la nuit semble plus calme. Vers 22 heures il y a eu une grosse salve d’artillerie avec tonnerre et éclairs, puis ça se calme. Shanti guest house n'est pas dans une zone à risque mais j’entends la rivière gronder plus fort que d'habitude.

Le pont de Changspa semble solide, mais ce soir il vibrait et résonnait sous les chocs répétés de boue agressive. Les habitants du quartier ont construit à la hâte une digue en barrant la rue Changspa. Si le pont cède, ce quartier, où les hôtels et les guest houses sont nombreux, risque d’être rayé de la carte…

Je suis à Leh depuis près de trois mois. La saison n’a pas été bonne : il a souvent fait mauvais, mais personne ne pouvait prévoir une catastrophe comme celle la.

 

Plus personne ne peut dire quand les routes seront ouvertes, et à quel moment l’aéroport de Leh sera fonctionnel. A ce moment là, il risque fort d’être pris d’assaut.

 

Samedi 7 août 2010: déblaiements

La pluie fine de la nuit s’est arrêtée à 9 heures du matin. Le soleil brille à partir de midi, faisant sortir les touristes, appareil photo en mains. Le pont de Changspa est en mauvais état. Seule la partie centrale de l’ouvrage bétonné tient encore. Les protections des berges, en béton épais, ont été emportées et la route mitoyenne  est entaillée de profondes crevasses.

Seules les motos peuvent encore passer par là.

La rue Changspa est pleine de touristes. Les restaurants sont ouverts mais toutes les autres boutiques ont encore leur rideau de fer baissé. Aucun cyber café ne fonctionne.

Il y a moins de monde dans le secteur de la gare routière, ou les bus sont toujours immobilisés dans la gangue de boue. Hier je n'avais pas visité la partie la plus basse de ce secteur : il y a des grands bus écrasés les uns contre les autres.

Des centaines de volontaires continuent à faire la chaîne pour déblayer des tonnes de terre dans le secteur des premières maisons touchées. On a envoyé en renfort des centaines de moines en robe rouge, mais sans leur expliquer ce qu ils devaient faire. Ils jouent les spectateurs tandis que des militaires tentent de les faire bouger utilement. L’école des moines ne les dirige pas vers l’activité physique.

Cette après midi j'ai suivi les pierres laissées par le flot, le long d'un immense mur à mani, c’est à dire de pierres gravées de prières. Lorsque les flots ont rencontré un autre mur, perpendiculaire, en ciment, ils y ont fait un grand trou et ils ont continué.

Aujourd’hui il y a des tas de gens perchés sur les collines qui regardent les dégâts avec une certaine hauteur.

Des jeunes cireurs de chaussures maintenant sans emploi brancardent des cercueils faits de minces planches de contreplaqué. Ce doit être pour des musulmans. Le mur de leur cimetière principal s’est écroulé en plusieurs endroits.

La vie reprend ses droits. Des avions volent dans l’après midi, mais à entendre parler quelques touristes, c’est toute une histoire pour avoir une place. On parle d’une semaine de perturbations… 

  

Dimanche 8 août: encore plus de dégâts au sud de Leh

Sous la grisaille du matin je descends plus au sud de Leh, en continuant le grand mur de prières, qui se prolonge par un autre mur de prières. Celui là donne sur un champ de pierres nues ou l’on a entassé des petits cailloux : c’est un cimetière… Bonjour l’ambiance en touchant le lit d’un autre cours d’eau descendu d’autres collines nues. Il y avait des bâtiments et des murs d’enceinte près de la route nationale. Les bâtiments ont disparus, à l'exception de ceux qui sont restés accrochés sur les hauteurs, en témoins d'un drame que l’on ne voit pas car il n’y a plus rien à voir. Deux portails métalliques indiquent qu’il y avait un mur, mais on n’en voit plus la moindre trace. Les flots ont tout emporté. Je continue à descendre en suivant les pierres emportées par le courant. Rien de particulier à l’embranchement du village de Sabou, si ce n'est un hangar éventré, et deux camions. L’un est encastré dans les murs et l’autre est à l’envers. Imaginez la force des flots qui ont retourné ce poids lourd…

L'eau a suivi les bâtiments militaires, sans trop faire de dégâts.

Le gros de la catastrophe est venu de l’est, de Sabou où les orages les plus violents ont éclaté. Les eaux ont dévalé une plaine caillouteuse, transformant un ruisseau en torrent qui s’est divisé en plusieurs branches pour emporter davantage de maisons basses, en terre battue. Ce quartier de Choglamsar, en majorité habité par des bouddhistes tibétains a été bien plus dévasté que le quartier principalement musulman situé au dessus de la gare routière. Ici, il est difficile de compter le nombre de maisons effondrées : une centaine pour le peu que j’ai vu.

La route nationale, baptisée autoroute de l’amitié indo chinoise, est ensevelie sous deux mètres de boue noire. Des pelleteuses s’activent à déplacer cette boue, et des centaines de militaires tout justes débarqués de leurs camions, avec de beaux uniformes propres semblent hésiter à se salir pour aider aux déblaiements des gravats. Un grand groupe d'entre eux s’affairent sur une maison effondrée, à coups de pelles et de pioches. On a du leur signaler la présence probable de cadavres car ils ont une civière pliée… Les voisins regardent. Personne ne cite le nombre des disparus…

Chacun marche dans la boue, là où elle est tassée par ceux qui sont passés. Si l’on s’écarte de la trace, on s’enfonce jusqu’à mi jambe et l’on y perd une chaussure. Ce matin, dans ce secteur, je ne vois pas un seul touriste étranger. Plus tard, des volontaires arrivent pour aider au déblaiement.

Je descends encore quatre kilomètres jusqu’à l'endroit où le Dalai Lama donne des enseignements, mais je bifurque vers le nord. Il semble que ce quartier a été épargné par les pluies et les inondations. Pour avoir une vue d'ensemble de la vallée je monte sur une colline où un temple bouddhiste est en construction. Il est envahi par des centaines d’enfants et des femmes. Tout le monde est couché sur le sol nu, avec de maigres couvertures, dans la crainte d’une nouvelle inondation. Sur les pentes de cette colline nue, on a planté des tentes… La chaîne des montagnes bordant l’Indus se couvre de nuages noirs, menaçants.

Je pousse mon périple d'une quinzaine de kilomètres jusqu’au centre Mahabodi. Les jardins sont envahis par des eaux stagnantes mais il n’a pas de destructions. Le lama qui dirige ce centre abritant école, hôpital, hospice, monastère et d’autres bâtiments est en entretien avec des militaires venus ravitailler en vivre.

J’arrive à avoir un entretien avec ce moine dynamique, qui a été soldat avant de prendre la robe. Il est ouvert au yoga et il dit que dans la société stressée que nous vivons actuellement, chacun devrait faire du yoga. Combiner yoga et méditation est une bonne chose à ses yeux, et nous devrions pouvoir collaborer l’année prochaine.

Notre conversation continuera un jour où il sera moins pris…

Je rentre à pieds: total 25 km. Marcher à plat me fatigue bien plus que de monter et descendre des collines.

Cette journée m’a fatigué physiquement et moralement au point que je me couche tôt sans faire de yoga.

Internet ne marche toujours pas et je crains fort qu il ne fonctionne plus avant longtemps.

Il est tombé trois gouttes de pluie dans l’après midi et le ciel reste chargé, inquiétant.

 

Lundi 9 août : chien méchant

J’ai rendu visite au propriétaire de l’école Sindh ouvrant précautionneusement le portillon en me souvenant que son chien de garde m’avait mordu une chaussure. Pas de chien en vue. Je suis entré et j'ai refermé le portail. A ce moment là, douleur fulgurante dans le mollet. Le chien silencieux, non attaché, m’a mordu la jambe, et il essaie de recommencer. Je lance de vigoureux coups de pied vers sa tête. Il aboie. Le fils du propriétaire apparaît et le chien disparaît. Cet animal me fait penser au président de l’office du tourisme…

Le médecin n'est pas là. Mustapha n’est pas à son hôtel. Ce n’est pas mon jour.

Mes coups de pieds dans l’air m’ont évité d autres morsures, mais ils ont secoué mes vertèbres cervicales. Je passe l’après midi à me reposer puis à m’étirer longuement en douceur. Le soleil réapparaît, puis disparaît.

Le buffet de l’Oriental est presque désert. Il serait temps que je décolle à mon tour…

Amitiés.

 

Eric Lon

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:03

La mousson arrivant à grands pas en cette fin juin, Le Yéti va retrouver les estives ariégeoises puis les alpages vallorcins.
Retour sur les kharka himalayens le 15 septembre.

 

Passez un bon été et bientôt sur les sentes.

 

Le Yéti

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 04:05

Nous ne vous apprenons rien en vous disant que, à l'instar des autres agences et T.O facturant leurs prestations en euro,  nous subissons depuis plusieurs mois également au Népal la baisse rapide et persistante de la monnaie européenne (de plus de 110 roupies/€ à moins de 90 roupies/€ actuellement et de 1,50€/$ à 1,25€/$). Toute la tarification de nos prestataires de service (transports, hébergements, partenaires à l'étranger, ...) se faisant seulement en US$ ou en roupies, nous sommes, à cause uniquement  de ce facteur,  dans l’obligation d’augmenter nos tarifs

Nous avons repoussé l’échéance le plus loin possible dans l’attente d’une remontée des cours mais il s’avère que la dégringolade extrêmement rapide et continue de l’€ ne peut plus être contenue à court et moyen terme sans aucun réajustement.

 

Nous sommes donc contraints, à notre grand regret, à un réajustement afin de maintenir la qualité de nos prestations. Les prix indiqués sur le site ne sont donc plus d’actualité. Dans l'attente d'une stabilisation, nous (re)calculerons le prix de vos trekkings et séjours à la demande. Ce réajustement se fera sur la valeur en cours de l’€ au moment de la demande mais tant que cette monnaie n'est pas stabilisée, les devis pourront être majorés ou minorés en fonction de ce taux de change fluctuant.

 

Voir également  "Prix",  page "Conditions générales" de notre site : 

http://lacompagniedesguidesdekatmandou.com/condition_generale.php,

 

Nous sommes profondément désolés de ce réajustement indépendant de notre volonté.

 

La Compagnie des Guides de Katmandou

 

Dorjee & Michel

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 14:44

Il doit être encore une croyance tenace, ici, que les marmottes et autres bébêtes d’altitude se nourrissent de boîtes de conserve, de paquets alimentaires vides, de verre pilé, de bouteilles, de cannettes Red Bull, de plastique, de papiers et autres merdes. Les terriers en sont tellement bourrés qu’elles ne devraient pas souffrir de disette durant les prochaines années…  

Mais qu’ont-elles fait pour mériter une telle croyance ?

Non, non, si vous ne le savez pas, je vous l’assure, les marmottes, les aigles, les yacks, les blues sheeps et autres ibex ne retraitent nos saloperies et le petit ruisseau qui serpente à proximité du karka n’a pas une vocation d’égout mais de fontaine.

En dehors du périmètre du camp, l’environnement est d’une grande beauté, le cadre bucolique, l’eau du ruisseau est fraîche et claire, la moraine est sauvage, les cimes enneigées sont enchanteresses… Alors comment penser que des trekkeurs, gens aimant normalement la montagne, puissent laisser autant de saloperies derrières eux ? Comment, en étant trekkeur, ne pas être choqué par tant de saletés abandonnées ? Même en essayant de les cacher, elles se voient ! A moins que l’altitude ait déjà pour effet de brouiller la vision ???

Il y en avait de toutes les nationalités mais avec un très léger avantage pour des déchets coréens (pas de chance pour eux, ils sont reconnaissables). Je décernerai aussi un bonus spécial pour les lingettes (assurément un reliquat de la campagne N1H1 de 2009/10). Oui, oui, je sais, ça brûle mal mais en insistant un peu ça se consume.

Il nous a fallu plus de 3 heures à 6 pour à peu près nettoyer les alentours de Dharamsala (dernier campement à 4450m avant le Larkya La sur le Tour du Manaslu) et rendre le sourire aux rongeurs. Mais vue les quantités enlevées, chaque passage amenant son lot de provisions indestructibles, les quadrupèdes ne devraient pas le garder longtemps. 

Je me force à penser que ce n’est pas la majorité des trekkeurs qui agit de la sorte (ils ne cuisinent normalement pas sur ce type trekking), mais ils leur incombent d’être responsables et de vérifier que leur cook ne dispersent pas les reliefs non périssables des repas dans le ruisseau, dans les trous de verdure et derrière les rochers ; de ne pas laisser la canette vide à la charge du staff ; de mettre un coup de Zippo après le lavage à sec ; de constater que le camps est aussi propre au départ qu’à l’arrivée… Il serait bien de penser (oui, je le conçois, c’est un effort avec l’altitude) qu’il y a toujours d’autres trekkeurs derrière eux qui cherchent aussi des paysages non dénaturés et que ramasser la merde des autres n’est pas forcément un bon exercice d’acclimatation…

 

Le Yeti

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 05:36

Toutes les compagnies aériennes desservant l’Europe n’ont pas réagi de la même façon.

Au plus fort du blocage, les compagnies ont proposé des vols de substitutions vers des aéroports européens ouverts, parfois loin de la destination finale (aux clients, par la suite, de se débrouiller pour rejoindre, à leur frais, leur terminal).

La Qatar Airway, la Gulf Air, la Thaï,… ont affrété, après la réouverture de l’espace aérien européen, des avions supplémentaires très rapidement au départ de Katmandou afin d’évacuer les résidents étrangers en attente (2 jours supplémentaires maximum après la reprise des vols). Ethiad a repoussé les évacuations sur des vols redevenus normaux (5 à 6 jours supplémentaires d'attente au minimum).

Les personnes ayant pris des vols "low cost" transitant par Delhi (via différentes compagnies) ont été bloqué à Katmandou (ou dans la salle de transit à Delhi) sans aucune idée des possibilités de retour. Certaines ont même dû acheter de nouveaux vols sur d’autres compagnies afin de pouvoir revenir plus rapidement.

Au niveau des séjours organisés par des Tours Opérateurs. Certains ont pris en charge les nuitées supplémentaires à Katmandou. D’autres, utilisant de grands hôtels dans leur "tout compris", ont laissé leur clients régler la facture des nuitées (à + de 100€/nuit) supplémentaires. Beaucoup ont également laissé sans information leurs clients, incitant ceux-ci à se débrouiller par eux même pour changer d’hôtel, ou trouver un nouvel avion.

Au niveau des hôtels de Katmandou, ils ont démontré leurs limites de saturation, augurant peut-être de futurs problèmes pour la grande ruée 2011 (Année du tourisme au Népal). Il n’y a pas eu, à ma connaissance, de hausse des prix des nuitées comme cela a pu être le cas dans d’autres pays.

Au niveau des agences locales. Certaines se sont occupées de leurs clients, essayant de trouver des solutions d’attentes, de changement d’hôtel, de changement de vol. La majorité moins soucieuse, a laissé leurs clients se débrouiller seuls lorsque leur prestation était achevée.

Au niveau des ambassades, celle de France a donné pas mal d’informations pour gérer la crise au mieux et remis à la demande et sur présentation du passeport et du billet, une lettre justificatrice (pour l’employeur ou pour les assurances) de cette attente involontaire à Katmandou. D’autres n’ont rien fait…

Au niveau du Bureau de l’Immigration, les personnes en souffrance dont le visa inspirait durant leur attente ont dû reprendre un visa de 15 jours (30$, même pour 1 ou 2 jours) pour pouvoir reprendre leur vol. Ceux qui avaient dépassé la date limite de validation, ont dû acquitter en plus une pénalité de 2$ supplémentaires/jours (d’après des rumeurs, l’extension de visa était gratuite en Inde). Un bakchich était de rigueur pour l'obtention dans l'heure, sinon 10/15h d'attente.

 

Ceci n’est pas exhaustif. Chaque personne ayant subit cette attente involontaire pourrait compléter, de leur expérience, ces divers points  Il s’agit juste de constations issues d’un vécu pendant ces journées de galère. J’ai pu constater également pas mal de crise de nerf dans les bureaux des compagnies aériennes et au Bureau de l’Immigration.

 

 

Le Yéti  

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 04:50

Votre visa expire bientôt et vous souhaitez rester quelques jours de plus (volontairement ou involontairement comme durant les 6 jours d'annulation des vols vers l'Europe).

Vous devez vous rendre au bureau de l'Immigration à Babarmahal (le bureau est dans une petite rue montante à gauche au niveau du rond point. Le mieux est de prendre un taxi pour s'y rendre. 2,5km de Thamel). Il vous faudra 2 photos d'identité, la somme en roupies équivalente à 30$ pour 15 jours d'extention et de la patience. Déposé le matin vous pourrez normalement récupérer votre passeport avec le nouveau visa en fin d'après midi vers 16h (plus surement le lendemain). Si vous avez dépassé la date de renouvelement, vous aurez une pénalité de 3$/jour dépassé à rajouter au coût du visa.

 

Attention. Des personnes extra bureau de l'Immigration vous attendent en bas du bâtiment ou devant l'entrée du bureau pour vous proposer leurs services afin d'avoir le visa plus rapidement ou remplir le formulaire, moyennant le paiement de plus ou moins1000 roupies.  Ils ne sont pas mandatés par l'administration, n'apporte aucune garantie et ne servent pas à grand chose sinon qu'à vous soutirer de l'argent (la rapidité de l'exécution reste à être démontrée  et remplir le formulaire n'est pas très compliqué).

Ne vous énervez pas devant une administration toujours débordée (boire le thé est plus important), cela risque de les braquer et  la délivrance du document pourrait être retardée.

Ne vous offusquez pas si l'on vous demande un thé au lait ou si on vous fait attendre plus que prévu. Cela veut signifier qu'un bakchich serait le bienvenu pour accélérer la procédure.

 

Bon séjour

 

Le Yéti

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 14:09

La décision d'imposer un officier de liaison pour les trekkings a été annulée (info reprise de l'Himalayan Time du 17/04). 

Un officier de liaison est une personne physique imposée par l'administration aux trekkeurs individuels ou en groupe(le coût reste à la charge des trekkeurs) durant toute la durée de l'activité. Son rôle est de contrôler le déroulement du trekking  sur l'itinéraire indiqué.  

 

Bon trek

 

Le Yeti

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Envie de changer d'air, de prendre de l'altitude ; envie de découvrir et de connaître d'autres civilisations et d'autres cultures ? Vous vous souciez de le faire en accord avec les populations rencontrées...

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